Il était une fois... l'histoire du NTSMB

"Si ce monument historique devient à chaque instant un théâtre public, c'est pour engendrer des rêves, des interrogations, des ouvertures qui nourrissent le coeur de la cité, le coeur de notre quartier Alma-Très Cloîtres-Chenoise."

- Antonio Placer, Artiste et Directeur du NTSMB

La chapelle Sainte-Marie-d'en-Bas, à l’origine chapelle de l’Ordre de la Visitation date du milieu du XVIIe siècle.

 

Les sœurs visitandines construisent dans un premier temps, entre 1619 et 1621, un couvent sur la colline du Rabot et s’y installent. Mais sur les hauteurs de la ville les sœurs manquent de place. Ainsi en 1647, elles font construire un couvent et une chapelle annexe rue Très-Cloîtres, l’ensemble prend alors le nom de Sainte-Marie-d’en-Bas (de nos jours, seule reste la chapelle).

En 1652, les religieuses s’installent dans ce nouveau couvent qui devient indépendant.

Au milieu du XVIIIe siècle, la chapelle s’embellit et reçoit deux nouveaux décors : un portail dorique et des vantaux sur la façade principale ainsi qu’un décor dorique à l’intérieur (dons du roi Louis XV)

 

Le 23 février 1786, la chapelle est bénie et ouverte au culte.

 

1789, chassées par la révolution, les religieuses quittent leur couvent. En 1792, la chapelle est réutilisée en grenier à fourrage, puis en dépôt d’artillerie, avant d’être à l’abandon et soumise au pillage de nombreuses années.

 

A partir de 1906, la chapelle abrite le Musée Dauphinois, avant que celui-ci ne soit transféré à l'ancien monastère Sainte-Marie-d'en-Haut en 1968.

 

À partir de 1985, la chapelle est mise à la disposition de la Compagnie Diden Berramdane. En 1988, elle est réaménagée et devient le Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas, offrant une salle de spectacles de 166 places.

 

Cette même année, le 18 avril le bâtiment est classé au titre des Monuments historiques.

 

En septembre 2015, la direction du théâtre est confiée à Antonio Placer. Entouré de son équipe il porte au grand jour son projet poétique « L’Île de la pensée » où il est question de célébrer les « racines d’ailleurs des gens d’ici ». Antonio Placer donne le cap artistique avec une proposition culturelle et humaniste, loin de la pensée unique, visant à fournir une nouvelle énergie à ce beau lieu historique de la ville de Grenoble.

Le Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas se construit alors comme un centre, le cœur d’un réseau local (le quartier, la ville), régional, national et international où la création est la base de tout. Haut lieu patrimonial, il est vibrant de mémoire, et d’histoires.

 

En plus de la création, la diffusion et la médiation lui offrent un rayonnement dans toutes ses dimensions. Ici se rejoignent professionnels et amateurs dans un souci constant des cultures et la conscience de l’Histoire.