Brunch Jazz no Jazz

En partenariat avec Les Détours de Babel


17 mars - De 10h30 à 17h

 

Participation libre

Les horaires de la journée seront disponibles sur le site des Détours de Babel quelques jours avant, et le programme papier sera distribué le jour même dans les différents lieux de spectacle. 

 

Le brunch Très Cloitres, Jazz no Jazz, organisé en partenariat avec les Détours de Babel et les associations locales investit de nouveau le quartier Très Cloîtres de Grenoble. Concerts et spectacles s’enchaînent tout au long de la journée dans la Salle Messiaen, au NTSMB, et dans différents lieux du quartier. Une restauration est prévue sur place. Les horaires de passages des artistes seront disponibles sur le site internet et à l’entrée du brunch.

 

Baabel Leila Martial

Traversées Constantinople & Ablaye Cissoko

Al Akhareen Hip-Hop Trio

Trio Expeka

Camerata Flamenco Project

Noor [CHANTIERS-CRÉATION]

 


Noor

Le répertoire pakistanais revisité

 

Shuaïb Mushtaq chant, harmonium, bansuri, direction musicale Alexia Martin danse, direction artistique Hubaïb Mushtaq chant, tanpura, calligraphie, textes Behlole Mushtaq tabla dhaama

 

 

 

Portée par les chants dévotionnels de musiciens pakistanais, la danseuse brode une gestuelle contemporaine questionnant identité et spiritualité. Noor met en scène pour la première fois des artistes de musique classique indo-pakistanaise et une danse d'expression contemporaine. Entre la ferveur du Qawwali et l’introspection du chant Khayal se tisse la conversation atypique de quatre artistes qui réunissent répertoires classiques du Pakistan et esthétique contemporaine.


Al Akhareen Hip-Hop Trio

Chant beat box et improvisations du Moyen-Orient

 

Osloob Rap, chant, beatbox Naïssam Jalal Flûte, nay, chant DJ Junkaz Lou Platines

 

Alchimie musicale inédite, Al Akhareen, « Les Autres » en arabe, est conçu comme une réflexion sur l’altérité. La plume et le flow débordant d’Osloob s’alimentent de la spontanéité et de la profondeur du jeu et du chant de Naïssam Jalal. Osloob est né dans un camp de réfugiés au Liban, Naïssam Jalal est fille d’immigrés syriens en France, lui Palestinien là-bas, elle Arabe ici. Ce qu'ils ont à nous dire se nourrit de cette altérité-là, exemplaire de tant d'autres. 

« Dans ses textes, Osloob raconte sa vie, ou la vie d’autres qu’il a côtoyés, les guerres qui font les Unes des journaux mais qu’il a vues et entendues de près. Il a écrit ses textes dans un mouvement d’échange : nous avons discuté les idées, les positionnements, les histoires et les sujets ensemble. Parce que je suis d’origine syrienne, parce que je connais les aspirations méprisées de nos peuples, parce que j’ai vécu longtemps en Égypte et au Liban, mais aussi parce que je sais ce que peut signifier être étranger en France, mon pays. Nous ne représentons que nous-mêmes. Pourtant, nos parcours, nos expériences, nos points de vue, nous les partageons avec de nombreux autres. », explique la flûtiste.

 

Sur scène, la formation allie hip-hop, improvisation jazz et tradition arabe revisitée. Résultat ? Un rap profond et poétique allié à un groove sans faille, revendicatif et puissant. Osloob enchaîne les couplets et Naïssam Jalal donne l’impression de rapper avec sa flûte. À ces deux figures principales, s’associe Dj Junkaz Lou aux platines.

 

 


Trio Expéka

La parole engagée des Antilles d’ici et de là-bas

 

Casey Voix Sonny Troupé Percussions Célia Wa Flûte

 

Le « ka » d’« Expéka trio » est celui du gwoka, cette musique traditionnelle guadeloupéenne rythmée par le tambour Ka. Ce tambour a été le premier instrument du percussionniste Sonny Troupé. Aux côtés de la rappeuse Casey et de la flûtiste Célia Wa, le gwoka se mêle au jazz et au hip hop. Et les cultures font de même. La rappeuse et le batteur partagent la même exigence du devoir de mémoire. Ils font le pont entre Guadeloupe et Martinique.

Elle, fille de Martiniquais née et élevée en France, a choisi le rap pour s’approprier sa culture antillaise et dénoncer les maux de sa génération. Lui a grandi en Guadeloupe, auprès d’un père joueur de gwoka. Cette musique née pendant l’esclavage aux Antilles tire ses origines de la musique africaine chantée et jouée par les esclaves des anciennes plantations. Elle symbolise la résistance à l’oppression esclavagiste et se fait le porte-voix des mouvements indépendantistes.

Sonny Troupé, la rappeuse Casey et Célia Wa, flûtiste et chanteuse guadeloupéenne engagée, artiste remarquée de la nouvelle génération « soul & ka », forment ExpéKa Trio.

 

« Le gwoka, c’est de la pulse. Comme le rap. Sonny a un rapport ouvert à son instrument, et moi je n’ai jamais refusé d’aller sur d’autres terrains. On se retrouve dans cette zone grise où tout est possible. », déclare Casey.